Marie-Joséphine avait 20 ans en 1900. Elle tenait un petit cabaret à Valenciennes… Parcourez ses nombreuses partitions sorties d’un meuble dont s’échappait un parfum de papiers jaunis et de linges usés, car elles racontent les soirées animées des cabarets provinciaux quand la politique ne pouvait pas encore s’exprimer sur les ondes. Ainsi, de la petite scène provinciale aux grandes salles parisiennes, des chansonniers parcouraient la France et s’agitaient dans les villes et les bourgades… Leurs voix libéraient des cris populaires, faisaient de la propagande, charmaient, se moquaient, et toujours avec beaucoup de tendresse. Imaginez à la lecture de ces textes que les cabarets populaires très répandus en France au début du siècle étaient des lieux hautement politisés.